samedi 19 janvier 2013


Revue de presse : Les sujets politiques en force


Les sujets relevant de la pure politique, tels que traités vendredi par les quotidiens, semblent revenir en force au devant de l'actualité jusque-là dominée notamment par la traque des biens mal acquis.
Ainsi, La Tribune juge que le chef de l'Etat, Macky Sall, fait face à un peuple orphelin, dix mois environ après son accession à la magistrature suprême. "Opposition peu crédible, Société civile divisée, sentinelles collabos…", affiche ce journal, dont le diagnostic de la situation politique actuelle parait sans complaisance. "Beaucoup de défenseurs acharnés du peuple ne sont plus visibles ou sont peu audibles, écrit-il dans son billet du jour, avant de citer Ousmane Ndiaye, coordonnateur des jeunes du M23, un mouvement de contestation née sous l’ancien régime.
"Le président (Macky Sall) doit se ressaisir avant qu'il ne soit trop tard", dit ce responsable. "Le M23, cheval de bataille du peuple, qui a eu raison des velléités monarchiques de Wade, est aujourd'hui au bord de l'implosion. Pendant ce temps, le PDS, qui représente l'opposition, se cherche et essaie vaille que vaille de desserrer l'étau qui se referme sur ses responsables dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis. Le peuple se trouve livré à lui-même", résume le journal. Dans le même temps, Bennoo Bokk Yaakaar, la coalition regroupant les partis de la majorité présidentielle, "traverse une phase cruciale dans sa marche", selon Direct Info.
"Les élections locales de 2014 seront sans doute un test grandeur nature pour ces formations politiques qui gèrent le pouvoir depuis un 25 mars 2012", ajoute ce quotidien, avant de s'interroger : "Sauront-elles conserver cette dynamique unitaire ou vont-elles se disloquer sous le poids des égos ?". Dans le même sens, "+Y'en a marre+ renfile la tenue de combat", rapporte le quotidien L'Observateur, évoquant le deuxième anniversaire de ce mouvement d'opposition regroupant majoritairement des jeunes, des rappeurs en particulier.
"Diverses manifestations sont prévues à l'occasion, dont une importante déclaration à la presse. En marge de cet évènement, Cyrille Touré alias +Thiat+ a révélé que le chef de l'Etat (Macky Sall) leur avait proposé des postes de responsabilités qu'ils ont déclinés", indique le quotidien du Groupe Futurs médias (GFM). dans ce contexte, le Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) demeure "une épine au pied du pouvoir", analyse Le Populaire.
Le nouveau régime, incarné par le président Macky Sall, "est conscient qu'il a en face de lui une forte opposition incarnée (…)" par l'ancienneformation au pouvoir qui, "tel un phénix, a fini de renaître de ses cendres". "Les Libéraux sont en train de poser des actes qui risquent de leur coûter cher", analyse le professeur Ibou Sané, sociologue politique, interrogé par le même quotidien. "C'est la majorité qui va dicter sa loi, car la finalité est avant tout politique", ajoute le journaliste Mame Less Camara, également cité par Le Populaire. D'autres titres continuent d'évoquer la traque des biens mal acquis. "Après la Gendarmerie, la Police part à la pêche", titre ainsi L'Office.
Alioune Ndao, le Procureur spécial près la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), piste des proches de l'ancien présidentAbdoulaye Wade, dont "Mme Mbaye (secrétaire), Lamine Faye (garde du corps), Aïda Ndiongue…", écrit-il. "Le feuilleton de la traque des biens présumés mal acquis est loin d'être terminé. Après la Section de recherches de la Gendarmerie nationale où ont défilé ces dernières semaines plusieurs pontes de l'ancien régime libéral, c'est au tour de la Division des investigations criminelles (DIC) de recevoir, à partir de la semaine prochaine, d'autres proches de l'ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade", informe le journal.
Enquête reprend et confirme la même information. "Six barons du PDS visés par la DIC", affiche-t-il, précisant que des convocations sont "en route" pour Ousmane Ngom, le dernier ministre de l'Intérieur de Me Wade, Aïda Ndiongue, Lamine Faye et Farba Senghor, le chargé de la propagande du PDS, le parti du prédécesseur de Macky Sall. L'affaire Aïdara Sylla, du nom de cet ex-député libéral arrêté alors qu'il convoyait des chèques d'un montant de plus de 2 milliards de francs CFA, pour le compte, selon lui, de Me Wade, "n'est que le hors-d'œuvre" de la traque des biens mal acquis.
"Comme plat de résistance, pour utiliser une terminologie +gastro+, six gros calibres de l'ancien régime doivent être entendus par la DIC", ajoute Enquête. Sur un sujet pas très éloigné du précédent, Libération titre : "Magouille chez les Pompiers". Le journal cite les résultats d'un rapport de l'Agence de régulation des marchés publics (ARMP) concernant "une série de marchés douteux passés au sein du Groupement national des Sapeurs-pompiers lors de la gestion 2008".
Sud Quotidien fait état de 98.000 agents de la Fonction publique audités dont les 9.000 ont été envoyés au contentieux, au terme d'un processus récemment conduit par le ministère de tutelle, "en attendant le rapport final qui sera produit par les comités opérationnels régionaux qui étaient chargés de mener cette opération".
Le Quotidien révèle que l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a rejeté la copie du Sénégal concernant un programme de convergence pour 2013-2017, alors que Le Soleil annonce que la sécurité routière sera renforcée pour le Maouloud, commémorant l'anniversaire de la naissance du Prophète Mouhammad (PSL). S'agissant de la décision du Sénégal d'envoyer un contingent au Mali, pour aider ce pays voisin à se défaire des groupes islamistes occupant ses régions Nord, le quotidien Walfadjri rapporte que l'Armée sénégalaise "craint la présence de salafistes au Sénégal".
Le nouveau patron de la Direction de l'information et des relations publiques des Armées (DIRPA) a fait état "de suspicions de présence de réseaux salafistes dormants sur le territoire sénégalais". Il a ainsi invité les populations à coopérer avec les hommes en uniforme
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Les cybercafés étaient d’antan courus par des chercheurs et porteurs de projets. Cette clientèle les a désertés, en majorité.  les cybercafés sont devenus des lieux de dépravation de nos mœurs par excellence.

Ils sont devenus des entremetteurs, sans corps humains. Il suffit d’y faire un petit tour pour s’en rendre compte. De jour comme de nuit, ces cybercafés sont squattés par des jeunes filles, parfois loin d’acquérir leur majorité. Elles s’y rendent, c’est pour s’entretenir avec des «copains » connus à travers la toile. Par le truchement du Skype, le nouveau danger, elles proposent leurs charmes à leurs interlocuteurs, pour la plupart basés en Europe, du côté de la France, de la Belgique et de l’Italie, en particulier. Pour appâter ces vicieux, dans la perspective même d’une union qui ne durera que le temps de quelques jours de vacances. Elles mettent leurs tenues les plus sexy, exhibent leurs seins et ne se gênent pas d’en dévoiler un bout. Les plus audacieuses n’hésitent pas à montrer leurs slips du jour. L’essentiel étant que le « chéri » envoie quelques euros et de la manière la plus régulière qui soit. Celui peut être un « modou-modou » ou, de préférence, un « toubab ». Le mal est dans nos murs. Qui pourra l’en extirper ? Car, la police des mœurs est faiblement équipée, en moyens et en effectifs. Or, les cybers prolifèrent partout dans les grandes villes, la capitale sénégalaise en particulier. Il s’y ajoute que la pauvreté  étant contrainte, les parents préfèrent fermer les yeux. Et puis, leurs filles contribuent à assurer la dépense quotidienne, devenue très rare à trouver. Dire que le Sénégal se définit comme un pays composé à majorité de musulmans !

Gamou

La 107è édition du Gamou de Dara halaybé, village situé dans l'ile Amorfile, se prépare activement mais le village du vénéré guide Thierno Hamidou LY rencontre beaucoup de difficultés liés à la santé public. Le dispensaire en cours de construction depuis l'an 2000 n'est pas achevé, l'eau ne coule pas à flot car le forage est en panne depuis des mois alors que le village refuse déjà du monde . 
LA MOSQUE  DE GORGUI
Le comité d'organisation lance un appel aux autorités étatique de venir à leur secours pour le bon déroulement du Maouloud.